Mercredi 5 août 2009
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17:25
Pas vraiment mordu des voitures, ai croisé (et admiré) ce modèle flambant neuf dans ma rue : c'est une
PGO Speedster "Cévennes". La vague rétro (inaugurée par les Japonais dès les années 1990) a fait des émules en France, du côté d'Alès où se construit ce modèle,
inspiré des Porsches (en plus petit) des années 1950. C'est sûr qu'à côté, la Volskwagen GTI noir avec baffles incorporées, "le" modèle frime des années 1980, ça fait vraiment dickhead. Bon, de
toutes façons, la PGO coûte un max. Mais elle roule au gaz. Ecolo, patriote, rétro et frime, manquait plus que ça !
Par Di Folco
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Dimanche 14 juin 2009
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13:40
La première fois que j'ai croisé le peintre
niçois Robert Malaval, ce fut aussi la dernière : peu après son incroyable suite de performances intitulées "peintures express" sur la moquette violette du grand patio de la Maison des Arts de
Créteil, il se donnait la mort.
La deuxième fois c'est au début de l'amour et de l'amitié. Il a toujours été présent, il est jamais parti. Indélébile et pas débile. Immense.
Look de punk... tige au bec... pantalon slim noir... perfecto... santiagues... super speed... Le môme de quinze ans que j'étais n'en sort pas indemne. Il reste perché à la balustrade, regarde le
balais brosse coiffer les jets d'acryliques, la main cracher des paillettes sur fond de rock pur.
Qui est donc ce type ?
Les toiles s'accumulent, certains s'en emparent. On voit des caméras. C'est le bordel. C'est la fin des années Giscard. Malaval a l'air épuisé. Des passants disent "l'art c'est n'importe quoi". On
en mène pas large.
Au Musée des Beaux-Arts d'Angers, jusqu'au 25 octobre, rétrospective Malaval, à deux
heures de Paris, ça vaut le coup, c'est même indispensable.
Par Di Folco
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Jeudi 28 mai 2009
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17:12
A part ça, tout va bien...
Che non si muore per amore
e' una gran bella verita'
percio' dolcissimo mio amore
ecco quello,
quello che,
da domani
mi accadra'
Io vivro'
senza te
anche se ancora non so
come io vivro'
Senza te,
io senza te
solo continuero'
e dormiro'
mi svegliero',
camminero'
lavorero',
qualche cosa faro'
qualche cosa faro',
si, qualche cosa faro'
qualche cosa di sicuro io faro' :
piangero'
si' io piangero'
E se ritorni nella mente
basta pensare che non ci sei
che sto soffrendo inutilmente
perche' so,
io lo so,
io so che non tornerai
Senza te,
io senza te
solo continuero'
e dormiro',
mi svegliero'
camminero',
lavorero'
qualche cosa faro'
qualche cosa faro'
si' qualche cosa di sicuro io faro' :
piangero',
io piangero'
Si' piangero',
io, piangero'...
Par Di Folco
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Dimanche 3 mai 2009
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16:28
Juste avant de reprendre l'avion pour Paris, un petit tour au Musée
des Beaux-arts de Montréal au 190 rue Sherbrooke Ouest. Le musée était désert, tout le monde se battait pour visiter une exposition consacré aux années 1968-73 ("Yoko Ono et Lennon in bed..."
ou un truc dans ce goût là). Pas facile de retrouver en ligne les quelques toiles face auxquelles je
suis resté comme bloqué. Un moment je me suis perdu dans les salles, entre la fin du XIXe et le début du XXe, puis, peu après le Renoir, je me suis retrouvé face à une série de portraits signés
George Romney (1734-1802), le "Portrait de Mme Anthony Wright" (1781), celui de Monsieur D. avec son sublime col jaune et enfin celui de Mme O'Beirne dont le noeud de la cape m'a longtemps hanté.
Ensuite, j'ai eu une longue conversation avec Lady Drummond peinte par Gainsborough durant quatre années (1779-83), et elle m'a dit son mécontentement tant il est vrai qu'elle a cet air vorace mais
je l'ai rassurée. La jeune femme de Rembrandt ne se souvenait plus de rien, pas même de son prénom. Avec l'avocat Simons, nous évoquâmes un autoportrait gravé de Dürer que m'avait envoyé jadis P.
Enfin, avec il signore Foscani, nous échangeâmes quelques menus propos sur les avantages de la barbe quand l'occiput vient à se dégarnir. Avec Odilon Rodon, je me suis senti très heureux pour toi
et rassuré, et c'est la mer de Naples qui baignait mes pas sur le chemin du retour vers ton sourire.
Pierre-Auguste Renoir : Tête de jeune fille napolitaine (1881)
Odilon Redon : Baigneuse (1905)
Otto Dix : Portrait de l'avocat Hugo Simons (1925)
Rembrandt : Portrait d'une jeune femme (?)
Tintoret : Membre de la famille Foscani
NB. : dimensions non proportionnelles et mauvaise qualité d'images pour utilisation non-commerciale.
Par Di Folco
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Mercredi 28 janvier 2009
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10:12
Et ça durera tant que durera ta voix unie à ma voix cette chanson-là
Par Di Folco
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